Récupération d'eau pluviale en Champagne

Dimensionner une cuve revient à répondre à une question simple, combien d'eau faut-il stocker en hiver pour traverser un été sec. La surface de toiture et la pluviométrie donnent le volume disponible, mais c'est la consommation des mois secs qui doit commander le calcul.

Qu'est-ce qu'un récupérateur d'eau de pluie

Un récupérateur d'eau de pluie est un réservoir qui recueille l'eau ruisselant sur une toiture, après l'avoir débarrassée des feuilles et des débris, pour la conserver en vue d'un usage domestique. Le dispositif le plus simple se limite à un bidon raccordé à une descente de gouttière, le plus complet associe une cuve enterrée de plusieurs mètres cubes, une filtration en plusieurs étages et une pompe qui alimente le jardin ou les toilettes. Entre les deux, toutes les configurations existent, et le choix dépend surtout de ce que l'on compte faire de cette eau.

L'intérêt tient à la quantité disponible, souvent sous-estimée. Une toiture de 100 mètres carrés au sol intercepte entre 60 et 90 mètres cubes par an selon la région, soit à peu près la moitié de ce que consomme un foyer de quatre personnes. Tout n'est pas récupérable, puisque les premières eaux de chaque averse lavent la couverture et que la cuve déborde lors des épisodes intenses, mais il reste largement de quoi couvrir un arrosage estival.

Dimensionnement du volume

Le volume se calcule sur la surface de toiture, la pluviométrie locale et les usages envisagés. Une règle courante retient 20 à 30 litres par mètre carré de toiture pour un usage extérieur. Pour un arrosage seul, une cuve de 3 à cinq mètres cubes couvre les besoins d'un jardin de 500 mètres carrés dans la plupart des régions.

Surdimensionner ne sert à rien. Une cuve trop grande ne se remplit jamais complètement et coûte cher au mètre cube installé. Une cuve trop petite déborde à chaque forte pluie et laisse à sec en août. Le bon calcul part de la consommation réelle sur les mois secs, pas du volume d'eau disponible en hiver.

Économie réalisée

Un foyer de quatre personnes consomme 140 à 160 mètres cubes d'eau par an. La part substituable par de l'eau de pluie va de 20 % pour un usage extérieur seul à 50 % avec alimentation des toilettes. L'économie se calcule sur le prix du mètre cube, eau et assainissement compris.

Le retour sur investissement dépend surtout du volume réellement substitué. Un récupérateur hors sol de 500 litres se rembourse en quelques saisons d'arrosage. Une cuve enterrée avec distribution intérieure demande 10 à 15 ans, davantage si la consommation reste modeste. L'intérêt se mesure aussi en autonomie pendant les restrictions estivales.

Coût d'une cuve enterrée

Une cuve enterrée de 3 000 litres revient de 1 500 à 3 000 euros posée, filtration comprise. Un volume de 5 000 litres se situe entre 2 500 et 4 500 euros. Le terrassement représente une part importante de ce montant et dépend de l'accès au terrain.

Sélection d'installateurs de récupérateurs d'eau de pluie en Champagne

SANOV, installée à Châlons-en-Champagne, prend en charge la vente, la pose et l’entretien de cuves ainsi que de récupérateurs d’eau de pluie. L’entreprise intervient également sur des solutions d’assainissement et des pompes de relevage, avec des volumes annoncés de 1 000 à 65 000 litres.

J.C.R Maintenance, située à Reims, réalise la réparation et l’entretien de citernes. L’activité comprend aussi des contrôles réglementaires et des opérations de jaugeage sur des équipements de stockage de liquides utilisés dans les secteurs industriels et techniques.

CLAIR’EQUEAUX, basée à Reims, intervient dans les domaines du chauffage, de la climatisation, des pompes à chaleur et de la ventilation. Son champ d’action couvre aussi la pose et le raccordement d’équipements techniques liés aux réseaux d’eau et aux installations du bâtiment, auprès de clients particuliers et professionnels.

Zones couvertes

Champagne : Châlons-en-Champagne, Épernay, Charleville-Mézières, Sedan, Troyes, Saint-Quentin, Soissons, Laon, Saint-Dizier, Chaumont