Eaux pluvialesRécupérer l'eau de pluie

La qualité de l'eau de pluie

Les résultats des analyses les plus significatives ont montré que l'eau pluviale contenue dans les citernes était incolore et limpide. A l'exception de petits dépassements pour les paramètres nitrite, oxydabilité et quelques fois fer et plomb ; les valeurs physiquo-chimiques sont conformes aux exigences figurant sur les lois et autres décrets sur l'eau potable.

Dans le cas de citernes en matière plastique, le nombre de germes est moins élevé que celui observé pour des échantillons prélevés dans des citernes en béton ou des réservoirs en brique.

Il existe peu de dangers et des risques potentiels en cas d’un usage extensif de l’eau de pluie. La présence de polluants reste généralement faible. L’utilisation de l’eau de pluie pour les toilettes n’entraîne pas de risque de contagion, y compris lorsqu’il s’agit d’une eau de pluie relativement chargée. Le seul vecteur de contagion, très improbable, se situe pendant l’arrosage du jardin, lorsqu’on pulvérise l’eau de citerne et respire les aérosols. Quand aux machines à laver, ells ont, en règle générale, des prises d’eau à part, et le risqué est très faible que des gens utilisent ces prises d’eau pour boire. A l’exception d’une forte chute de pression, la possibilité que l’eau potable soit contaminée par l’eau de citerne est très faible.


 

 

 

 

 

La probabilité de maladies déclenchées par des salmonelles en utilisant une chasse d’eau de toilettes alimentée par de l’eau de citerne est très faible.

On ne constate pas de différence en termes sanitaires entre du linge lavé à l’eau de citerne et du linge lavé à l’eau potable. En principe, le linge est déjà contaminé par des microbes provenant du corps humain. Dans le lave-linge, les bactéries, qui en général ne rendent pas malade, se mélangent avec celles contenues dans l’eau de pluie. Par l’interaction de la lessive et de hautes températures (> 60 °C) le nombre de bactéries diminuent. Ensuite, toutes les bactéries sont enlevées par le rinçage, exceptées celles contenues dans l’eau de citernes (et celles qui ont persisté au lavage). Le nombre de bactéries dans le linge sec dépend seulement du nombre des germes du linge sale et non pas de celui de l’eau de citerne. Au final, les dernières bactéries restantes survivront peut-être au processus de séchage, mais aucune à celui du repassage. Après avoir séché, le linge lavé à l’eau de pluie polluée artificiellement n’est pas plus chargé en microbes que le linge lavé à l’eau potable.

Des recherches comparant la qualité d’eau de pluie et celle d’eaux de baignade ont obtenu également des résultats rassurants sur l’utilisation de l’eau de citerne. Certes, les chercheurs ont pu observer une relation de proportion entre le degré de pollution (nombre d’entérocoques) et le nombre de cas de gastro-entérites. Cependant, les agents pathogènes principaux de cette maladie sont les rotavirus et Giardia intestinalis – des agents pathogènes qu’on ne retrouve pratiquement pas dans les citernes. En outre, le contact avec les eaux de baignades est beaucoup plus grand (risqué d’avaler de l’eau) qu’avec l’eau de citerne. Par ailleurs, les denrées alimentaires, (p. ex. le lait), sont plus riches en bactéries telles que E.coli, staphylocoques auréus et entérocoques que l’eau de citerne – ce qui est toléré par les standards et normes officiaux.

 

 

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