Récupération d'eau pluviale en Gironde

L'économie réalisée dépend entièrement de ce que l'on substitue réellement à l'eau du réseau. Limitée à l'arrosage, elle reste modeste et saisonnière. Étendue aux toilettes, elle porte sur près de la moitié de la consommation d'un foyer, ce qui change le calcul de rentabilité.

Utilité d'un récupérateur

Récupérer l'eau de pluie répond à trois objectifs qui ne pèsent pas du même poids selon les situations. L'économie sur la facture d'eau reste modeste tant que l'usage se limite au jardin, puisque l'arrosage représente une part saisonnière de la consommation. L'autonomie pendant les restrictions estivales compte davantage dans les régions où les arrêtés sécheresse reviennent chaque année. La réduction du ruissellement, enfin, intéresse les communes qui imposent un débit de fuite maximal vers leur réseau.

Les limites méritent d'être connues avant de se lancer. L'eau de pluie n'est pas potable et son usage intérieur suppose une installation séparée, signalée et déclarée. Une cuve se remplit en hiver et se vide en été, c'est-à-dire exactement à contretemps des besoins du jardin, ce qui oblige à dimensionner le stockage sur les mois secs. Un récupérateur mal entretenu devient enfin une source d'odeurs et de moustiques plutôt qu'une ressource.

Économie réalisée

Un foyer de quatre personnes consomme 140 à 160 mètres cubes d'eau par an. La part substituable par de l'eau de pluie va de 20 % pour un usage extérieur seul à 50 % avec alimentation des toilettes. L'économie se calcule sur le prix du mètre cube, eau et assainissement compris.

Le retour sur investissement dépend surtout du volume réellement substitué. Un récupérateur hors sol de 500 litres se rembourse en quelques saisons d'arrosage. Une cuve enterrée avec distribution intérieure demande 10 à 15 ans, davantage si la consommation reste modeste. L'intérêt se mesure aussi en autonomie pendant les restrictions estivales.

Usages autorisés

L'arrosage, le lavage des sols extérieurs et le nettoyage d'un véhicule ne posent aucune difficulté. À l'intérieur, l'eau de pluie est admise pour l'alimentation des toilettes et le lavage du linge, ce dernier usage supposant un dispositif de traitement adapté. Elle reste interdite pour la boisson, la cuisine, la vaisselle et l'hygiène corporelle.

Une installation intérieure impose une séparation totale des réseaux, sans aucune interconnexion possible avec l'eau potable. Chaque point de soutirage porte une plaque signalant une eau non potable, et les canalisations se repèrent par une couleur distincte. Une déclaration en mairie est requise dès lors que l'installation rejette des eaux usées au réseau collectif.

Budget d'une installation complète

Une installation avec cuve enterrée, pompe et distribution vers les toilettes revient de 4 000 à 8 000 euros. La part de distribution intérieure, avec séparation des réseaux et gestionnaire, représente 1 500 à 3 000 euros. Un usage extérieur seul divise ce budget par deux.

Sélection d'installateurs de récupérateurs d'eau de pluie en Gironde

Kipopluie, basée à Mios, intervient sur la récupération, le stockage et la gestion des eaux de pluie. L’entreprise prend en charge l’étude de dimensionnement, la pose, la filtration, le suivi de chantier, l’entretien et la réparation des installations.

Sagéau, implantée à Saint-Caprais-de-Bordeaux, travaille sur la récupération, le stockage et l’infiltration de l’eau de pluie. Ses activités incluent la vente, l’installation, l’entretien et le dépannage des équipements liés aux eaux pluviales.

Basée à Bordeaux, EDEN ALU assure la mise en place de récupérateurs d'eau de pluie raccordés aux descentes d'eaux pluviales. L'entreprise réalise aussi la pose de parefeuilles et de crapaudines, ainsi que l'entretien des gouttières.

Installée à Bordeaux, Grandeur Nature prend en charge la conception et l'installation de dispositifs d'arrosage et de gestion de l'eau. L'activité couvre la récupération d'eau de pluie, les cuves enterrées ou hors sol, la filtration, le pompage et le branchement sur l'arrosage.

Zones couvertes

Gironde : Mérignac, Pessac, Talence, Villenave d'Ornon, Saint-Médard-en-Jalles, La Teste-de-Buch, Libourne, Gradignan, Cénon, Le Bouscat, Lormont, Eysines, Bruges, Cestas, Floirac, Gujan-Mestras

Landes : Mont-de-Marsan, Dax